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Blessures

- Commotion cérébrale et traumatisme craniocérébral léger (TCCL)
- Surentraînement
- Surutilisation
- Retour au jeu suite à une blessure
- Références et liens utiles

Commotion cérébrale et traumatisme craniocérébral léger (TCCL)  - Haut de la page

Qu’est-ce que c’est ?
Une commotion cérébrale peut survenir à la suite d’un coup à la tête ou d’un impact au corps provoquant un mouvement de va-et-vient de la tête (ex : mise en échec, tête en contact avec un objet ou une surface stationnaire – glace, sol poteau de but, ou un objet en mouvement (ex : tête d’une autre personne, ballon, coup de hockey). Le cerveau est alors secoué entre les parois rigides du crâne, ce qui cause des dommages aux cellules cérébrales. 1

Comment reconnaître une commotion ?
Les commotions et les TCCL ne peuvent être détectés par une radiographie ou un scan. Certains signes et symptômes apparaissent immédiatement après l’impact et d’autres se développent progressivement dans les minutes et les heures qui suivent. Des symptômes post commotion, tels que des étourdissements, des nausées, des vomissements et des troubles d’équilibre peuvent être observés.

Que doit-on faire lorsqu’on soupçonne une commotion cérébrale ?

  • Retirez immédiatement l’athlète de son sport.
  • Il doit être mis au repos immédiatement et ne doit pas être laissé seul afin d’assurer une surveillance quant à l’évolution des signes et des symptômes.
  • Faites-le évaluer rapidement par du personnel médical et idéalement par un médecin.
  • Si la personne est inconsciente, appelez le 911, ne déplacez pas l’athlète et ne lui enlevez pas son équipement, y compris son casque.

Quel est le traitement de la commotion cérébrale et du TCCL ?

  • Reposez-vous…le repos est le seul traitement efficace. Il inclut l’arrêt de toute activité physique, y compris l’utilisation du vélo dans les déplacements.
  • Les signes et symptômes sont temporaires et disparaissent habituellement dans un délai de 7 à 10 jours. Il est possible, dans certains cas, que ces symptômes persistent plusieurs semaines.
  • Il faut donner du repos au cerveau et il est recommandé d’éviter les activités qui nécessitent un niveau de concentration (lecture, ordinateurs, jeux vidéo).
  • Aucune médication n’est prouvée efficace dans le traitement des signes et symptômes.

    L’Association canadienne des entraîneurs a créé une formation en ligne sur les commotions cérébrales dont voici la description et le lien pour y accéder.

    http://www.coach.ca/concussion-elearning-modules-p153487


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    Il vous faudra environ 60 à 90 minutes pour terminer ce module et ainsi obtenir un crédit qui paraîtra à votre relevé d’entraîneur(e) dans le Casier.

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          1  Ministère de l’Education, du Loisir et du Sport. Assurez votre sécurité! Commotion cérébrale et traumatisme craniocérébral léger, rédigé par Mme Suzanne Leclerc, M.D., Ph. D.

Quand peut-on recommencer l’activité physique ?
Le retour à l’activité physique doit se faire progressivement, une fois tous les symptômes complètement disparus depuis au moins 24 heures. En voici les étapes :

  1. Repos – aucune activité physique et intellectuelle.
  2. Exercice léger en aérobie. Pas d’exercice en résistance (par exemple : musculation).
  3. Activité physique sportive spécifique (par exemple : course, patinage)
  4. Exercice d’habileté sans contact. Exercice en musculation à débuter de façon progressive.
  5. Retour aux entrainements habituels, y compris la possibilité de contact.
  6. Retour au jeu

Quelles sont les précautions à prendre?

  • Il est important d’adopter une approche préventive. L’athlète et tous les gens qui l’entoure (entraîneurs, familles, responsables de l’équipement, préposés aux installations sportives, etc.) doivent être sensibilisés et éduqués relativement aux règles de sécurité qui s’appliquent à leur discipline sportive ainsi qu’aux blessures qui peuvent survenir, telles que les commotions cérébrales et TCCL
  • Le port d’un équipement adéquat, de grande qualité et bien ajusté peut réduire le risque et la gravité des blessures au niveau de la tête.

Vous pouvez consulter ce dépliant produit par le Ministère de l'Éducation du Loisir et du Sport "Sport, commotion cérébrale et traumatisme craniocérébral léger".

Surentraînement - Haut de la page
Saviez-vous qu’environ 10 à 60% des athlètes démontrent des signes et des symptômes du surentraînement? Le surentraînement est définit comme une réduction des performances ou un état de fatigue chronique persistant sur une période d’un à plusieurs mois malgré une phase de récupération prolongée[1].

Il est évidemment normal de se sentir fatigué après une ou plusieurs séances d’entraînement. Cependant, quand cette fatigue persiste et que les performances ne sont pas à la hauteur malgré une adaptation de la charge d’entraînement, il y a de fortes chances qu’il s’agisse d’un surentraînement.

Comment le détecter ?
Les signes et symptômes d’un surentraînement sont excessivement variables d’un individu à l’autre. Les nombreuses études sur le sujet identifient plus de 90 signes et symptômes rapportés par les athlètes surentraînés. Le plus important est évidemment la baisse de la performance, tandis que les autres sont soit des symptômes physiologiques ou psychologiques. Malheureusement, la validité et la fidélité des marqueurs utilisés pour mesurer les paramètres physiologiques ne permettent pas de faire un diagnostic clair et précis du surentraînement. On observe toutefois régulièrement les symptômes suivants :

  • Infections respiratoires
  • Perte d’appétit
  • Perte de poids inattendue
  • Perturbation du sommeil et des états émotifs

Être à l’écoute de vos athlètes vous donnera également de bons indices sur leur capacité d’adaptation et leurs réactions face à la charge d’entraînement. Afin de structurer votre démarche, vous pourriez demander à vos athlètes de compléter un court questionnaire, sur une base quotidienne, qui évalue leur perception face à différents facteurs, grâce à des échelles de critères sur:

  • Le niveau de fatigue
  • Le stress
  • La motivation
  • La douleur
  • La perturbation du sommeil
  • La qualité de l’alimentation

Ainsi, en comparant la perception de vos athlètes avec les charges d’entraînement externes auxquelles ils s’adonnent (volume, intensité, difficulté, etc.), vous pourrez ainsi remarquer plus facilement les athlètes susceptibles de souffrir de surentraînement. Par exemple, il ne serait pas normal qu’un jeune ressente de la fatigue et des douleurs sur une période prolongée si sa charge d’entraînement correspond à une intensité et un niveau de difficulté faible.

Comment le prévenir ?
En étant à l’écoute de vos athlètes, en mesurant régulièrement leurs performances, en suivant leur évolution et en étant à l’affût de leur réponse à l’entraînement, vous pourrez ainsi ajuster les charges d’entraînement et les périodes de récupération de façon à prévenir le plus possible le surentraînement chez vos athlètes. N’oubliez pas de respecter certains principes de l’entraînement lorsque vous planifiez ou adaptez l’un de vos programmes d’entraînement, tels que :

  • Le principe d’adaptation
  • Le principe d’individualisation
  • Le principe de progression
  • Le principe de récupération
  • Le principe de variation

[1] Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Le surentraînement. Assurez votre sécurité.

Surutilisation - Haut de la page
Une blessure de surutilisation survient quand la quantité de stress mécanique appliquée à une région du corps excède la capacité d’adaptation de celle-ci[1]. En général, elles surviennent lorsque l’intensité, la fréquence ou encore la durée de l’entraînement augmente de façon trop rapide, sans que le corps n’ait le temps de s’adapter. Cependant, d’autres facteurs peuvent contribuer à l’apparition des blessures de surutilisation, tels que :

  • Un changement d’équipement sportif
  • Une surface d’entraînement différente
  • Un équipement désuet
  • La répétition d’une technique inappropriée

Des facteurs intrinsèques, c’est-à-dire propres à chacun des individus, peuvent également être la cause d’une blessure de surutilisation. Par exemples, l’alignement du corps, les différences de longueur des jambes, les faiblesses musculaires, le manque de flexibilité et le manque de contrôle musculaire.

Quels sont les principaux types de blessures de surutilisation ?

  • La tendinopathie (tendinite)
  • La bursite
  • Les fractures de stress
  • Le syndrome fémoro-patellaire

La tendinopathie (tendinite) et la bursite sont des inflammations. L’inflammation se situe dans le tendon qui relie le muscle à l’os dans la cas d’une tendinite, tandis que pour la bursite, elle se loge dans la bourse qui ressemble à une petite poche de liquide située entre un os et un tendon.

Quant aux fractures de stress, il s’agit de microfractures des os, principalement au niveau des membres inférieurs.

Finalement, le syndrome fémoro-patellaire est caractérisé par une douleur au niveau de la rotule.

L’ensemble de ces blessures se caractérise par de la douleur, une certaine limitation de mouvement ou une inflammation, pouvant entre autres apparaître sous forme de rougeur, de chaleur ou d’œdème.

Quoi faire en cas de blessure ?

Dans un premier temps, appliquez le principe « GREC » :

  • G pour : Glace, sur la région atteinte, pendant 15 minutes, plusieurs fois par jour.
  • R pour : Repos, en réduisant au maximum les mouvements de l’articulation touchée
  • E pour : Élévation, en surélevant légèrement le membre concerné
  • C pour : Compression, en appliquant un bandage élastique

Dans un deuxième temps, réduisez au maximum les gestes qui produisent de la douleur et laissez la chance à votre corps de se reposer. Consultez un professionnel de la santé, afin de déterminer la nature du problème.

Consultez la section Retour au jeu suite à une blessure pour connaître les différentes stratégies de retour au jeu dans le cas d’une blessure de surutilisation


[1] Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Blessures de surutilisation-Assurez votre sécurité.

Retour au jeu suite à une blessure - Haut de la page

Retour au jeu suite à une blessure
Selon une étude réalisée par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, les blessures les plus courantes chez les sportifs sont la contusion, l’élongation et le claquage, l’entorse et la tendinite. Il semblerait également que ce sont les membres inférieurs qui sont les plus touchés. Peu importe la blessure, il est important de suivre une période de réadaptation avant de recommencer la pratique de vos activités sportives.

Comment savoir si la blessure est complètement guérie ?
Avec l’aide de votre médecin du sport et de votre physiothérapeute sportif, il faut s’assurer que :

  • L’amplitude articulaire soit normale.
  • La force soit au moins à 90 % (préférable à 100 %).
  • Vous ne ressentiez plus aucune douleur.
  • La proprioception (équilibre) soit redevenue normale.

 Quels sont les principaux critères qui déterminent un retour au jeu?

  • Le retour à l’entraînement est encouragé le plus tôt possible après une blessure. Il permet d’éviter le déconditionnement physique général, la prise de poids et la dépression. Il est prouvé que l’entraînement musculaire du membre sain améliore la force du côté blessé de 10 à 15 %.
  • Lorsque la structure blessée est suffisamment forte pour subir le stress imposé par l’activité sportive, il est suggéré de simuler un match dans le cadre d’une séance d’entraînement. Débutez par des pratiques légères puis plus intensives.

Le retour au jeu est permis lorsque :

  • Les entraînements en situation de match sont sans problème.
  • La force est revenue à 90 %.
  • Les amplitudes articulaires sont normales.
  • La proprioception est adéquate.
  • L’athlète se sent prêt psychologiquement.

Références et liens utiles - Haut de la page