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Cheerleading

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Athlètes
- Statistiques de blessures

- Conseils pour éviter les blessures (mesures de prévention)
- Équipement

 Entraîneurs
- Mesures de prévention

- Règlement de sécurité
- Mesures d'urgence
- Trousse de premiers soins
- Feuille de route - Matrice de Haddon
- Références et liens utiles

Statistiques des blessures - Haut de la page
Saviez-vous qu’en 2012, plus de 9000 élèves et étudiants-athlètes de niveau scolaire, collégial et universitaire ont fait partie de la ligue de cheerleading du RSEQ[1]? Ce sport de plus en plus populaire combine à la fois des éléments de danse et de gymnastique caractérisés par de nombreuses acrobaties et pyramides humaines. Aux États-Unis, selon une étude parue dans le Journal of Athletic Training, les blessures associées au cheerleading seraient moins fréquentes que dans les autres sports, mais elles auraient tendance à être beaucoup plus sévères. En effet,  on mentionne que plus de la moitié des blessures jugées sévères (« catastrophic injuries ») survenues chez les athlètes féminines de 1982 à 1999, dans les écoles secondaires et les collèges américains, provenaient du cheerleading[2].

Voici un aperçu des principales blessures en cheerleading telles que recensées par le Conseil de médecine du sport du Québec.

  • Trauma crânien et commotion cérébrale
  • Spasme musculaire
  • Trauma cervicale
  • Tendinopathie
  • Blessures de stress et plaque épiphysaire (poignets)
  • Syndrome du complexe cartilagineux du carpe (poignets)
  • Luxation (coudes et épaules)
  • Fractures incluant fractures de type Salter
  • Périostite tibiale (jambes)
  • Syndrome d’abutement antérieur (chevilles)
  • Syndrome du sinus du tarse (chevilles)
  • Entorse (chevilles et orteils)
  • Hernie discale (dos)
  • Spondylolyse (dos)
  • Trauma thoracique et lombaire
  • Triade de l’athlète féminine
  • Contusion et plaies
  • Douleurs, raideurs, fatigue, crampes et spasmes musculaires

Pour connaître les symptomes, conseils et traitements associés à chacune de ces lésions, consultez la Fiche technique - Cheerleading réalisée par le Conseil de médecine du sport du Québec. 

Conseils pour éviter les blessures - Haut de la page
Diminuer le risque de blessures est l’affaire de tous. L’entraîneur a donc un rôle important à jouer, mais l’athlète aussi. Rappelez-vous que pour vous tenir loin des blessures sportives, il faut agir à divers moments : avant, pendant et après la tenue d’une activité. Maintenant, à vous de jouer !

Hors saison:

  • Suivez un programme d’entraînement axé particulièrement sur le renforcement des muscles du bas du dos, des abdominaux et des épaules. N’oubliez pas d’intégrer aussi des exercices de flexibilité à votre programme que vous pouvez améliorer également par le biais de cours de yoga et de pilates.
  • Informez votre entraîneur de votre état de santé : problème de santé, médication, port de lentilles cornéennes, etc.
  • Appliquez-vous à l’apprentissage des bons gestes techniques.

Avant un entraînement :

  • Faites un échauffement, afin d’augmenter la température de votre corps, et ainsi préparer vos articulations à l’effort.

Pendant l’activité :

  • Portez l’équipement nécessaire .
  • Assurez-vous de toujours pratiquez votre sport sur une surface de performance adéquate.
  • Exercez-vous seulement en présence de votre entraîneur.
  • Déclarez immédiatement une blessure ou un malaise à votre entraîneur dès que les symptômes se manifestent.
  • Ne pas faire d’acrobaties si vous vous sentez fatigué ou blessé, car cela pourrait compromettre non seulement votre santé, mais aussi celle de vos coéquipiers. 
  • Suivez les consignes de l’entraîneur et respecter les principes de l’esprit sportif.
  • Après l’activité :
  • Étirez-vous, afin d’assurer une bonne récupération et maintenir votre flexibilité.

Ces recommandations sont inspirées des responsabilités du cheerleader énoncées dans le règlement de sécurité de la Fédération de cheerleading du Québec et du site Internet « Stop sports injury » ( en anglais), une initiative de l’AOSSM (American Orthopaedic Society for Sports Medecine).

Équipement - Haut de la page

  • Chaussures à semelles molles. Attention, les souliers de ballet, bottes ou souliers à semelles épaisses (plate-forme) ne sont pas permis.
  • Lorsque nécessaire, portez des lunettes correctrices dont les verres sont incassables.
  • Les bijoux ou tout autre objet susceptible de causer des blessures est interdit.

Mesures de prévention - Haut de la page
En tant qu’entraîneur, vous êtes responsable de la sécurité de vos athlètes. Il est évidemment impossible d’éviter tous les accidents. Cependant, votre rôle est d’essayer de les diminuer au maximum. Réduire le risque de blessures signifie poser des actions et faire des choix stratégiques tout au long de l’année.

Des moyens à utiliser dans vos interventions avec les jeunes :

  • Encouragez-les à suivre un programme de préparation physique axé particulièrement sur le renforcement musculaire du bas du dos, des abdominaux et des épaules et sur la flexibilité. Des cours de yoga et de pilates peuvent également les aider à améliorer leur flexibilité.
  • Assurez-vous de respecter une progression dans le niveau de difficulté de vos entraînements de façon à réduire les risques de blessures de surutilisation et de surentraînement. Vos entraînements devraient toujours tenir compte de l’habileté, l’âge, l’expérience et la santé du participant. Consultez le site Internet de la Fédération de cheerleading du Québec pour connaître les caractéristiques des différents niveaux de cheerleaders.
  • Assurez-vous qu’il y ait toujours un entraîneur ou un accompagnateur qui supervise les cheerleaders en tout temps. Le ratio devrait être d’au moins un accompagnateur pour huit cheerleaders.
  • Débutez chaque entraînement par une période d’échauffement.
  • Prenez le temps de pratiquer la technique des principaux gestes sportifs.
  • Adaptez vos entraînements aux conditions météorologiques lorsque vous vous entraînez à l’extérieur (chaleur, vent, humidité, etc.).
  • Conseillez les joueurs sur le choix des espadrilles.
  • Renseignez-vous sur l’état de santé de vos athlètes.
  • Enseignez les règles de l’esprit sportif et en donner l’exemple.

En complément à cette liste, s’ajoutent aussi des mesures de prévention concernant les installations et les équipements qui seront abordées dans la section suivante sur le règlement de sécurité.

Règlement de sécurité - Haut de la page
Chaque discipline sportive possède ses propres normes de sécurité. Celles-ci concernent en général les installations et l’équipement, mais aussi la pratique, la formation, les responsabilités des cadres sportifs, l’organisation et le déroulement d’une compétition, ainsi que les sanctions en cas de non-respect du règlement. Au Québec, ce sont les fédérations spécifiques à chacune des disciplines sportives, qui élaborent les normes de sécurité relatives à leur sport.

Nous vous invitons à consulter le Règlement de sécurité de la Fédération de cheerleading du Québec.

Mesures d'urgence - Haut de la page
Certaines blessures surviennent progressivement, à force de répéter les mêmes mouvements ou encore à cause d’un changement brusque dans l’intensité de l’entraînement. C’est le cas d’un surentraînement ou d’une blessure de surutilisation*. Cependant, certaines blessures arrivent subitement, à cause d’un accident. Comment réagir dans ce genre de situation?

Être en mesure de réagir adéquatement et rapidement lors d’un accident est une question de préparation. On ne peut donc pas compter uniquement sur notre bonne volonté au moment de l’accident. Il faut d’abord avoir bâti un plan d’action d’urgence qui permet d’avoir sous la main les renseignements nécessaires et la démarche à suivre en situation d’urgence. Selon l’Association canadienne des entraîneurs, celui-ci devrait inclure, minimalement, les éléments suivants :

  • L’accès à un téléphone
  • Les moyens d’accès au site
  • L’information sur les participants
  • L’information sur le personnel 

Chacune de ces sections renferme une série de renseignements à inscrire dans votre plan. Pour les connaître, veuillez consulter l’exemple de la liste de vérification du plan d’action d’urgence fourni par l’Association canadienne des entraîneurs.

De plus, si vous êtes membres de la Fédération de cheerleading du Québec (FCQ) et que survient un accident, vous devez remplir le rapport d’accident de la FCQ et leur acheminer dans le délai requis. Pour plus de renseignements à ce sujet et pour obtenir le formulaire de blessures de la FCQ, consulter le site web de la fédération de cheerleading

Pour en connaître davantage, consultez la section sur les blessures.

Trousse de premiers soins - Haut de la page
Une trousse de premiers soins devrait toujours être complète et à la disposition de tout le personnel responsable de l’encadrement des athlètes. L’Association canadienne des entraîneurs a répertorié l’ensemble du matériel que devrait contenir une trousse de premiers soins, en plus de décrire l’usage approprié pour chacun de ces éléments.

Feuille de route - Matrice de Haddon - Haut de la page

Mais qui est Haddon?
William Haddon est un chercheur américain, à la fois médecin et ingénieur, qui a développé, dans les années 60, une approche pour contrôler les blessures associées à la pratique d’activités physiques.

Cette matrice représente, en quelque sorte, une feuille de route pour l’entraîneur. Elle lui permet d’avoir une vue d’ensemble des paramètres à contrôler, en tenant compte de plusieurs facteurs (humains, technologiques et environnementaux) et ce, dans un cadre temporel (avant, pendant et après l’événement).

Matrice de haddon: cheerleading

Références et liens utiles - Haut de la page